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C'était Demain par Claude Guilhem

Et voici la nouvelle Chronique de l'histoire du Cinéma "C'était demain" par Claude Guilhem

 

Cette édition est consacrée au cinéma Toulousain disparu le "Paris "

 

 

 

 

 

Si Le Paris nous était conté

 

 

Clin d’œil  à Sacha Guitry  qui en 1955 illustra l’histoire de notre capitale avec des digressions et fantaisies n’appartenant qu’à  lui .

 

Le récit qui nous intéresse concerne l’un des plus petits cinémas du centre de Toulouse que les

 «  vieux toulousains » ont en mémoire et chérissent encore : Le Paris.

Situé au numéro 7 de la rue Lapeyrouse, sa façade en briquettes de parement rose est toujours visible avec l’enseigne d’un magasin de confection féminine, après avoir accueilli un temps la société France-Loisirs.

 

 

En fait, sous plusieurs  noms, il demeura pendant près de 80 ans l’un des  plus anciens lieux de spectacle de la ville rose. À partir de 1907 ce fut le « cinéma Pathé », cependant au retour de la  grande guerre  les films, toujours un peu semblables depuis le début du siècle, furent boudés par les survivants.

 Le grand Georges Méliès raconta  lui-même  comment, victime de cette désaffection qui provoqua sa ruine, il détruisit dans un moment de désespoir son studio et tout le matériel de la société STAR. Un cabaret « montmartrois » au nom peu aguichant, «  Le Cagibi » s’installa à sa place, il ne fit pas longtemps recette. Le cinématographe reprit donc possession des lieux sous une appellation plus ambitieuse : « Le Sélect ».  Mais ce n’est qu’en entrant dans le circuit des « Théâtres Couzinet » qu’il prit un véritable envol et connut enfin et pour longtemps le succès.

Emile Couzinet exploitant  producteur ayant ses plateaux et studios à Bordeaux possédait son propre parc de salles et appliquait,  à ce qu’on ne nommait pas encore « le ciné », la vieille recette : directement du producteur au consommateur. 

La décoration fut entièrement recomposée  à la façon d’un joli théâtre avec balcon à l’italienne, et  de très confortables fauteuils rouges, au nombre de quatre cent  cinquante. Un rideau de scène lamé or devant  lequel   un tulle transparent représentait un arbre changeant de couleur selon l’éclairage, lui valurent le surnom de « bonbonnière ».

Tout d’abord baptisé : « Gallia-Palace », puis plus modestement « Gallia »,  il était spécialisé dans la très longue exclusivité de films populaires, et la reprise en deuxième vision de titres commerciaux ayant obtenus de bonnes recettes dans les salles d’exclusivité. On dirait aujourd’hui « box-office ».

Au dessus de l’entrée les grands panneaux peints  par l’affichiste André Azaïs et d’autres fois par Mascara, attiraient l’oeil  des passants.

 

 

 

 

Ce fut l’arrivée du format  « panoramique »  ratio  1 :66 :1  en 1951, puis surtout deux ans après du « CinémaScope » ratio  2.55 :1, qui sonna l’heure de la modernisation. Le Gallia, ne pouvant plus  projeter que des films sans anamorphose, ferma ses portes à l’été 1954 pour transformations.  Couzinet vit grand ; le chantier dura trois ans, mais ce fut une « bonbonnière » de grand luxe qui s’ouvrit aux toulousains. Voyez plutôt :

 

 

 

 

 

La programmation se mit au diapason du bel écrin couleur violette aux dégradés de la fleur emblématique de Toulouse.  Confort  des fauteuils, larges  espaces, cabine de projection incluse dans le corps du balcon, et grand rideau à l’italienne argenté ; si tout n’était pas du meilleur goût, en particulier l’excès de marbre dans le hall et les promenoirs,  le luxe se dissimulait dans le moindre détail.

 

 

 

 

Les films signés Resnais, Godard, Chabrol, Truffaut, Rohmer, Rivette, Varda, Eustache, Bourguignon…renouvelèrent la clientèle, on s’en doute ; mais aussi Jacques Tati, dont : « Mon Oncle » revint périodiquement au programme. « Le pont de la rivière Kwaï » resta  neuf semaines à l’affiche en tandem avec  «  Les  Variétés » .

 

Les photos publiées ci-dessus furent prises au cours de sa toute dernière séance, on peut y voir  sa décrépitude…

 

 

 

Puis vint la « crise » des années 70, la construction des multiplexes…

 Le Paris résista, profita de son rang pour obtenir la programmation  du « Dernier tango à Paris » puis d’ « Emmanuelle ».

 Classé  X  en  1975, vieillissant, il ferma pour de bon le 31 Juillet 1980.

« Et  sur l’écran le rideau est tombé » comme chantait « Monsieur Eddy ». 

 

 

 

 

 

 

 

Le balcon tel qu’on peut le voir aujourd’hui sous plus de 30 ans de poussière.

 

 

 

Bibliographie :

-        Toulouse, les jours heureux.   Pierre Gaches . 1975

-        Les cinémas de Toulouse. Paul-François Desquines . 1997

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