R250 Real Leather Jaune Ferrari
Description:
Le modèle Revival 250 est la réédition Authentique de la Roberts
des années 50, les boutons et les touches de réglages font partie des
pièces originales qui ont été conservées jusqu’à nos jours. La finition
en cuir véritable est aujourd'hui encore réalisée à la main dans nos
ateliers d'Angleterre.
Les boutons et les touches de réglage vous permettent d’accéder
aisément aux réglages du volume, de la tonalité et de la fréquence (FM
: 87.5 - 108MHz, MW : 522 - 1620kHz, LW : 150 - 281kHz).
L’antenne télescopique vous garantit une réception claire et nette
ou que vous soyez. Enfin, de nouvelles platines et des circuits plus
courts réduisent au maximum la consommation électrique. L’adaptateur
secteur 230volts, 50 Hz est livré avec la radio.
Une attention toute particulière a été portée à la qualité sonore
du R250; Même dans de vastes espaces, le haut-parleur large bande
permet une qualité et une puissance sonore étonnantes, sans distorsion
de timbre. Le châssis en bois de très haute densité et le puissant haut
parleur font de cette radio une véritable petite enceinte acoustique de
qualité.
Caractéristiques Techniques:
- Poste Radio portable 3 bandes FM/MW/LW.
- Plages de réception: FM : 87.5 - 108MHz, MW : 522 - 1620kHz, LW : 150 - 281kHz.
- Finition en Cuir Véritable réalisée à la main.
- Poignée en Cuir Véritable.
- Caisson Acoustique en Bois de Haute Densité.
- Double tonalité.
- Sortie écouteurs.
- Cadran rétro-éclairé.
- Fonctionne sur piles (non compris) ou sur secteur.
- Bloc d'alimentation secteur (compris).
- Dimensions (Lxlxh): 238x98x155 mm.
- Poids: 1.18 Kg.
Disponible en finition cuir ; Jaune ferrari , Brun et Vert Anglais
La petite histoire de Roberts Radios ... Maison fondée en 1932, Roberts Radio est le seul manufacturier de radio
à avoir reçu 3 distinctions de la famille royale d'Angleterre et à en
être depuis le fournisseur officiel.
Le modèle Revival 250 est la réédition Authentique de la Roberts
des années 50, les boutons et les touches de réglages font partie des
pièces originales qui ont été conservées jusqu’à nos jours. La finition
en cuir véritable est aujourd'hui encore réalisée à la main dans nos
ateliers d'Angleterre.
L’Histoire de Roberts Radio par Richard Roberts (Publié en 1987)
En 1932 mon père, Harry Roberts, fonda la société Roberts Radio en
association avec Leslie Bidmead et tous deux obtinrent vite une
réputation excellente pour leurs récepteurs portatifs.
Financée uniquement par les bénéfices dégagés, l’entreprise
connaîtra une croissance plutôt constante que spectaculaire jusqu’à ce
jour ou plus de 2000 magasins de radios sont fiers de proposer les
radios Roberts ainsi que leurs 3 blasons royaux.
Mon père ne fut jamais un fervent partisan de la publicité. Au
début, il ne pouvait tout simplement pas se l’offrir et même lorsqu’il
aurait pu le faire, il préféra toujours associer ses produits à des
événements dont les retombées médiatiques étaient assurées. Afin de
promouvoir l’idée qu’une radio portable est le reflet du bon goût de
son propriétaire, il développa certains modèles « Specials ». Certains
de ces « Specials » furent d’une extravagance tapageuse comme celui
monté dans un boîtier en Or massif et qui fit couler l’encre des
journaux du monde entier.
Mais la meilleure des publicités était celle qui venait
naturellement de la démonstration de la qualité indiscutable de nos
produits. Je me souviens de l’enthousiasme de mon père lorsqu’en Mai
1959 une lettre arriva du St. John's College, Cambridge, nous demandant
si nous pouvions fournir un appareil portable, sur batteries récepteur
d’ondes courtes afin d’équiper l’expédition en Colombie de l’Université
de Cambridge, une mention dans le rapport général de l’expédition
serait offerte en lieu de paiement. Un poste à transistor RT1 fut
modifié en urgence afin d’y inclure la réception Ondes Courtes et à son
retour dans le royaume fut salué pour ses prestations exemplaires tout
au long de l’expédition et ce malgré une partie du voyage effectuée à
dos de mule et son exposition à des extrêmes de température, d’altitude
et d’humidité.
Mon père était un homme d’une intégrité et d’une chaleur peu
commune et même si il est disparu depuis 18 ans il est toujours présent
dans les mémoires de beaucoup. Je suis heureux de publier ce petit
ouvrage en son hommage et en celui de ma mère, qui est heureusement
encore parmi nous et dont la contribution à l’essor de l’entreprise
dépassa largement le simple soutient conjugal.
Partenariats :
Leslie Bidmead, de 5 ans l’aîné de Harry Roberts, était activement
intéressé par les radios depuis ses années d’école. Une nuit en
Septembre 1923, utilisant un récepteur artisanale 2-valves, il parcouru
les bandes d’ondes après que les transmetteurs Européens aient cessés
d’émettre et parvint à accrocher une station Américaine ; WGY.
La réception était assez puissante pour être entendue à plus de 12
mètres du haut parleur et suffisamment claire pour qu’il puisse en
envoyer un rapport détaillé à la General Electric Company à Schenectady
afin que cette performance puisse être homologuée.
Bien décidés à travailler à leur compte, Harry Roberts et Leslie
Bidmead, se mettent rapidement à la recherche d’un local ou établir
leurs activités avec un capital de £50. A cette époque, les loyers
étaient assez modérés pour que leurs recherches puissent se concentrer
sur le centre de Londres et ils trouvèrent bientôt un 2 pièces dans
Hill Place près de Oxford Circus. Ils convertirent cet appartement en
une usine miniature dont les premiers investissements furent tirés de
la vente du vélomoteur de Bidmead.
Chambre avec vue :
Les 2 jeunes associés appliquèrent très vite à leur micro
entreprise la philosophie que Harry avait tirée de son père : Proposer
des produits de haut de gamme à une clientèle haut de gamme. Le premier
de ces objectifs était de la responsabilité de Leslie, le second de
celle de Harry. Manquant cruellement d’un accès direct à la clientèle
désirée mais ne manquant ni de confiance en ses produits ni d’audace,
Harry emporta un échantillon chez Harrods et demanda à être reçu par
l’acheteur en charge du département Piano, qui en ce temps avait aussi
la responsabilité de l’approvisionnement des appareils portatifs. A
peine âgé d’une vingtaine d’années, Harry persuada l’acheteur de le
laisser faire une démonstration et quitta le magasin avec une première
commande de 6 pièces. Les commandes d’autres enseignes s’enchaînèrent
et la petite entreprise était en marche. Durant la première année la
production avoisina les 3 pièces par semaines et le chiffre d’affaire
atteint tout juste 1557£.
Le 18 Novembre 1932, les associés changèrent le nom de leur société
et abandonnèrent « Roberts and Bidmead » au profit de « Roberts Radio
Company » et concomitamment, persuadèrent deux jeunes sœurs de changer
leur nom de « Hayward » pour « Roberts » et « Bidmead » ; Harry et
Doris se marièrent en 1933, Leslie et Elsie en 1935. Cependant,
l’implication de la famille Hayward ne s’arrêta pas là, le frère aîné
des deux jeunes femmes fut le comptable de l’entreprise pendant plus de
30 années et le mari de la sœur cadette dessina la grille de haut
parleur dénommée « lampe d’Aladin » utilisée sur la majorité de nos
modèles d’avant guerre.

Radio finition perles Swaroski introuvable aujourd'hui !!
Au cours de l’année 1935, la production s’intensifia jusqu’à
atteindre le rythme de 8 unités par semaine, productivité maximale
pouvant être atteinte dans les locaux de Hills Place. Les ventes
étaient alors restreintes à la région de Londres laissant clairement
entrevoir un fort potentiel de croissance pour des locaux plus grands
et une distribution nationale. En Mars 1936, l’entreprise déplaça son
siège de quelques centaines de mètres pour Rathbone Place. La même
année, Doris Roberts donna naissance à un fils, Richard, qui succèdera
à son père au poste de Directeur Général.
Les premiers récepteurs Roberts respectaient traditionnellement le
format « mallette », ce qui convenait parfaitement aux hauts parleurs à
aimant communément utilisées au début des années 30. Lorsque ces hauts
parleurs furent supplantés par les hauts parleurs à bobine mobile de
diamètre inférieur, la taille du châssis fut réduite (Modèle M4 de
1934). Cependant, pour le M4Q, lancé en 1937, la forme verticale
adoptée et sera utilisée par de nombreux modèles pendant les 20 années
qui suivirent. Occupant moins d’espace que le format « mallette » pour
la même taille nominale, le format vertical était aussi moins coûteux à
produire. La certitude d’Harry Roberts qu’un tel format offrait un
important potentiel commercial était totalement justifiée ; à la fin de
la première année à Rathbone Place le chiffre d’affaire avait presque
doublé pour atteindre 6400£.
Afin d’étendre les ventes au reste du Royaume, 3 distributeurs
furent désignés ; Les Midlands et le Nord de l’Angleterre furent
couverts par JD Morrison de Manchester, l’Ecosse par Caldwell Young et
l’Ouest de l’Angleterre fut confié à Silcocks Brothers Ltd. Cette
organisation porta ses fruits pendant plus de 30 ans et ne fut remise
en question que lorsque Roberts mis en place sa propre force de vente,
directement du fabricant vers les revendeurs.
Le 23 Avril 1937, Roberts Radio devint une « Private Limited
Company » avec Roberts et Bidmead pour Directeurs et un capital de
3000£. Le chiffre d’affaire de l’année 1938 fut de 7400£ et celui de
1939 atteignit, grâce à une croissance spectaculaire, 13500£. Les années de guerre :
Les affaires continuèrent d’être bonnes pendant les derniers mois
de paix et grâce à une demande pour des récepteurs portables stimulée
par un besoin d’information propre à cette période de troubles, le
chiffre d’affaire atteint 20000£ en 1940.
Harry Roberts n’avait que 28 ans lorsque la guerre éclata et fut rapidement mobilisé.
Lorsque Harry demanda une ou deux semaines de sursis afin de fermer
son usine, on lui demanda ce qu’elle produisait et on lui répondit : «
On ne ferme pas les usines de radios !! ». Tous ses espoirs de
maintenir le niveau d’activité de son entreprise furent rapidement
anéantis lorsque la British Radio Valve Manufacturers Association
annonça qu’une fois les approvisionnements en cours épuisés, plus
aucuns tubes ne seraient disponibles pour la production de radios
domestiques.
En Décembre 1940, Harry Roberts reçu une lettre de son contact chez
Harrods l’informant que : « J’ai personnellement eu le plaisir de
vendre à Sa Majesté la Reine, lors de son passage dans notre magasin
hier, l’un de vos modèles M4D pour son usage personnel ». C’était en
réalité la seconde acquisition d’une radio Roberts par la Reine, en
1939 elle avait acheté une pour en faire cadeau à la Princesse
Elizabeth.
En 1941, persuadé que West End était un quartier inutilement
risqué, Harry Roberts commença à se mettre en quête de locaux à
l’extérieur de Londres et installa son entreprise dans un vaste hangar
à bateaux sur les bords de la Thames à Creek Road, East Molesey. Comme
le redoutait Harry Roberts, avant la fin de la guerre, Rathbone Place
fut bombardée amis hormis un stock de panneaux de contrôle tout avait
heureusement été déplacé vers Creek Road.
Quelques tubes furent cependant fournis aux Fabricants afin de leur
permettre de produire des récepteurs à destination de la RAF (Royal Air
Force). Roberts produisit environ 2500 radios dans ces circonstances
mais la majeure partie de la production de cette période fut consacrée
à du matériel militaire tel que l’équipement de radars ou d’émetteurs
morse.
Roberts réalisa également quelques pièces uniques pour l’armée,
parfois si secrètes que les schémas étaient apportés directement à
l’atelier, expliqués aux ouvriers concernés puis remportés vers l’état
major.
La dernière implication de Roberts, entreprise à la fin de la
guerre ne fut un secret pour personne. Roberts avait pour mission
d’élaborer une simulation d’un radar aérien H2S à destination du grand
public qui lui serait présenté lors d’une exposition. Ce projet
engloutit la majorité des ressources financières de Roberts et ne fut
donc pas un modèle de rentabilité. Cependant, en aidant le grand public
à comprendre l’utilité et le fonctionnement des radars, Roberts
renforça la fierté du peuple Anglais d’être à l’origine d’une telle
invention.
La naissance d’une marque :
1946 marque le retour de l’entreprise à la production civile et
l’affirmation de sa suprématie établie avant guerre. Les designers au
service de Leslie Bidmead à cette époque étaient Pat Murphy, qui
immigrera plus tard au Canada, et John Hance qui rejoignit l’entreprise
en 1938 et qui en est encore aujourd’hui l’Ingénieur Développement en
Chef. En Mai 1946, Harrods félicita Harry Roberts pour l’excellence du
nouveau P4D : « Le P4D bat indéniablement n’importe quel récepteur
portable mis sur le marché à ce jour » et suggéra d’élargir leur
collaboration et notamment l’espace qui était alloué aux radios Roberts
dans les magasins Harrods.
L’automne 1946 apporta une autre distinction ; Le P4D fut l’un des
20 récepteurs radio sélectionnés par le Conseil d’Ingénierie
Industrielle pour son exposition prestigieuse dénommée « Britain Can
Make It » (l’Angleterre peut le faire !) et qui eut lieu au Victoria
& Albert Museum.
Le stand de la société à Radiolympia en Octobre 1947 portait les
marques de l’austérité d’après guerre. Radio Roberts fit ses début à
Radiolympia en présentant un unique modèle multi bandes sur batteries
ou sur secteur pesant respectivement 8.7kg et 7.7kg.
Le modèle « Junior », présenté en 1948, ne pesait que 4.5kg. Ses
concepteurs exploitèrent les tubes miniatures, développé pendant la
guerre afin d’en réduire l’encombrement sans en sacrifier les
performances, ainsi que les batteries en couche HT qui permirent
d’offrir aux utilisateurs l’autonomie de fonctionnement nécessaire.
Enfin un récepteur portable de qualité et qui pouvait réalistement être
transporté s’offrait au consommateur. Afin d’encourager le public à
emporter avec eux leur Roberts, le récepteur était vendu avec une
housse de transport imperméable qui ne tarda pas à faire partie
intégrante de la bagagerie des voyageurs.
Depuis 1947, Harry Roberts savait qu’au moins une demi douzaine de
ses postes avait été fourni à la famille royale. Il décida tout
naturellement de postuler à la plus convoitées des récompenses : le
Certificat Royal. Il argumenta sa lettre de candidature sur les
opportunités que ce Certificat Royal apporterait à l’entreprise en
terme d’exportation vers des pays comme les Etats-Unis par exemple.
Sans pour autant que ce dernier argument soit réfuté, sa demande fut
rejetée lui laissant tout de même entrevoir qu’une candidature
ultérieure lui était envisageable.
En Février 1955, une troisième lettre de candidature fut soumise à
la famille royale dans laquelle Harry Roberts appuyait son
argumentation sur un modèle spécialement développé pour le Royal Tour
de 1953/1954 et sur une liste des différents récepteurs fournis à la
famille royale sur une période de plus de 15 années. Cette fois ci sa
candidature fut couronnée de succès et ainsi la London Gazette du 15
Juillet 1955 référença Roberts Radio Co. Ltd. sous le titre prestigieux
de « fournisseur officiel de récepteurs radio de Sa Majesté la Reine
Elizabeth II ».
Transition vers les Transistors :
Le Roberts RT1 lancé en 1958 ne fut pas le premier récepteur
portable à transistors mais néanmoins très attendu par le marché. Son
lancement était d’une importance capitale pour l’entreprise qui
ressentait déjà le ralentissement des ventes de récepteurs à tubes.
L’argument de vente majeur de la première génération de récepteurs
à transistors était la radicale diminution de la consommation
électrique et ainsi l’augmentation de l’autonomie des batteries.
L’autonomie moyenne était estimée à 2 années d’utilisation normale
cependant, bon nombre de postes, qui furent retournés à l’usine pour
subir une révision 4 ou 5 années après leur achat, fonctionnaient
encore sur leur batterie d’origine. La puissance de sortie d’un poste à transistor était inférieure à
celle des postes à tubes, ainsi afin de maintenir un volume conséquent
sans pour autant provoquer de distorsion, le RT1 fur doté d’un haut
parleur d’une densité peu usuelle ; 13 000 Gauss.
Au sens strict du terme, le RT1 ne fut pas le tout premier modèle à
transistor de Roberts Radio. En Mars 1958, un modèle unique fut offert
à Sa Majesté la Reine de la part du Conseil de l’Industrie
Radiophonique (Radio Industry Council) qui avait mandaté Roberts pour
mener ce projet à bien.
Au début des années 60, l’entreprise fut réorganisée et intégra en
son sein Richard Roberts, fils d’Harry, au poste de Directeur des
ventes et du marketing tandis que Geoffrey Dixon-Nuttall prenait la
charge de la production. L’entreprise avait considérablement grandi depuis son
installation dans les locaux de Creek Road en 1941 et malgré
l’adjonction de plusieurs bâtiments supplémentaires, la présence d’une
rue très fréquentée au beau milieu de cet ensemble, rendait impossible
la perspective d’une production efficace et rationalisée. Il était
grand temps pour les dirigeants de se mettre en quête d’un nouvel
emplacement qui saurait permettre l’essor auquel l’entreprise était
vouée. Les dirigeants étant fermement décidés à retenir leur personnel
clé et leur réseau de fournisseurs locaux, leur choix fut porté sur une
zone industrielle à moins de 3 Km de Creek Road. L’inauguration des locaux nouvellement construits eut lieu en
Avril 1962, il aura fallu à Harry Roberts 30 ans de patience avant
d’avoir enfin un site de production sur mesure et dont il pouvait
indiscutablement être fier.
En 1967, Roberts Radio collabora avec Milliard Limited afin de
prendre une avance technologique radicale sur la concurrence. Mullards
avait développé un circuit intégré linéaire ; le TAD100, qui
incorporait 11 transistors, était conçu pour piloter toutes les
fonctions actives d’un récepteur AM. Avide de voir enfin ce bijou exploité commercialement, Milliard
Limited approchât Roberts Radio afin d’entamer des discussions.
L’entreprise n’avait rien perdu de son esprit de pionner et de son
envie de relever de nouveaux challenges technologiques. Fruit de cette collaboration, le RIC1 fut lancé en 1968. Son
apparence n’était pas tellement différente des récepteurs contemporains
mais l’innovation qu’il portait fut efficacement mise en avant auprès
du consommateur. En effet, des spécimens du microcircuit TAD100 furent
fournis aux revendeurs afin d’en faire la promotion à leur clientèle.
Le RIC1 offrait de bonnes performances en regard d’un prix
concurrentiel et la volonté d’innovation de Roberts Radio fut, une fois
de plus, récompensée par une production de 77 967 unités. En enchâssant
ses récepteurs dans des matériaux exotiques, la société éleva la radio
portable au rang d’accessoire de mode.
Malheureusement, ceci fut la dernière collaboration entreprise par
Harry Roberts ; Depuis des années il avait souffert de problèmes
cardiaques et le 14 Juin 1969, il mourut âgé de 59 ans. Le souvenir
qu’il laissa dans les mémoires de ceux avec qui il avait travaillé
était hors de proportion par rapport à la taille relativement
restreinte de son entreprise et sa famille fut agréablement submergée
de lettres de soutien saluant la personnalité hors du commun de Harry
Roberts : « Un des Gentlemen de l’industrie de la radio… » ; «…
manières géniales, honnête en affaires et un homme de parole » ; «
…Tolérant et compréhensif.. » ; « …Soyez fier du nom qui est le votre..
». Mais la phrase la plus significative fut celle d’une lettre d’amis
de la famille : « Harry avait cet adorable don de vous donner le
sentiment d’être meilleur que ce que vous n’êtes réellement, simplement
en étant à ses cotés ! ».
Une vision :
Richard Roberts succéda à son père au poste de Directeur Général et
sous sa direction, l’entreprise élargi judicieusement son portefeuille
de produits. Vers 1973, il lui parut évident que les fabricants
Britanniques de Télévisions, pleinement occupé à satisfaire une demande
de masse pour des récepteurs couleurs, négligeaient la catégorie
supérieure du marché. A cette époque, la majorité des récepteurs
offraient des images d’excellente qualité mais sous la pression de la
concurrence, ils tendaient à être équipés de hauts parleurs bas de
gamme et à être présentés dans des châssis de fabrication médiocre. Des
modèles luxueux importés étaient disponibles mais leur présentation
n’était pas toujours du goût du consommateur Anglais, leurs circuits
devaient par ailleurs être modifiés afin d’être adaptés aux standards
de réception Anglais. Il y avait là une opportunité pour l’entreprise
d’appliquer à un nouveau marché les principes d’excellence qui avaient
fait son succès dans le secteur de la radio.
Cette vision mena en 1975 à la création d’une nouvelle entreprise ;
Roberts Vidéo Ltd, elle aussi dirigée par Richard Roberts. 2 récepteurs
furent lancés dès Septembre de la même année utilisant des châssis
Philips G8 et G9 agrémentés de plusieurs caractéristiques
supplémentaires ; Télécommande, Double haut parleur avec réglage de la
tonalité, Châssis anoblis de Teak véritable et équipés de portes
coulissantes.
Des partenariats de distribution furent proposés à l’ensemble des
revendeurs de radios Roberts, initialement selon des termes similaires
à ceux appliqués aux radios ; Une remise de 30% sur le prix public
conseillé sans remise quantitative supplémentaire.
L’année suivante, sous la pression de la Commission sur les Prix,
l’Association des Revendeurs de Radios et de Télévisions retira cette
pratique basée sur les prix publics conseillés et Roberts Vidéo Ltd fut
le premier constructeur à se conformer à cette mesure et à offrir de
modestes remises basées sur les quantités. Ce fut une sage décision qui
lui valut les honneurs de la presse et notamment du Times.
Roberts Vidéo suivit une croissance stable avec la vente de 2500
unités la première année et ce fut sur la base de cette diversification
réussie que Roberts Radio acquit en Janvier 1981 Dynatron Radio Ltd,
filiale de Philips.
Roberts Radio acquit aussi la société A E Kevern Ltd qui lui
fournissait les châssis de bois depuis 1932. Il existait depuis bien
longtemps un accord tacite entre Roberts et Kevern selon lequel Roberts
serait en tête de la liste des repreneurs si Kevern venait être en
vente, et en 1977 cet engagement fut tenu. Gérée depuis East Molesey,
Kevern conservait cependant une grande autonomie et concentrait 25% de
ses efforts à honorer des contrats pour d’autres clients que Roberts. A
la suite de cette acquisition, le groupe employait environ 300
personnes.
Les certificats royaux demeuraient une préoccupation constante pour
Roberts et en 1978, Richard Roberts eut l’honneur de se voir confié le
rôle de Président de l’Association des Porteurs de Certificats Royaux.
Quelques années plus tard, Roberts Radio reçu respectivement en 1982 et
en 1985 respectivement les certificats de Fabricants et Fournisseur des
Sa Majesté la Reine Elizabeth et de Sa Majesté le Prince de Galles.
Ne vendre qu’au travers d’un réseau de distributeurs agréés devient
rare dans l’aire de Discounter que nous vivons mais reste une clé du
succès de Roberts Radio sur son marché. La clientèle type de Roberts
préfère la qualité de conseil et la tranquillité du service après vente
d’un revendeur agréé à l’économie de quelques deniers offerte par un
discounter. Le revendeur agréé est, quant à lui, assuré d’un volume de
ventes stable et des retombées positives en terme d’image sur son point
de vente.
La volonté sans compromis qu’affiche Roberts Radio à offrir des
produits de haute qualité à ses clients a su s’adapter aux schémas
économiques actuels. Aujourd’hui, nos gammes de récepteurs à coque
plastique et de lecteurs de cassettes sont importées d’Asie mais
produits selon notre cahier des charges, nous assurant ainsi un niveau
de qualité, de finitions et de performances à la hauteur du nom
Roberts. Parallèlement, les récepteurs à châssis de bois continuent de
constituer le gros de nos ventes et ceux-ci sont aujourd’hui encore
fabriqués à East Molesey.
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